stephane974http://stephane974.zeblog.com/ |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
CatégoriesDerniers billetsBlogLiensCalendrier
Fils RSS |
L'Authentic Barjots Trailpar Stéphane | 01/03/2011 | Rubrique: 2011
Lieu: Pujols sur Dordogne (33); distance: 24km; dénivelée: 700+
Pas de jus! Voilà le bilan de cette matinée de dimanche dernier. Alors que je pensais avoir récupéré de ma course de 14km du week-end précédent, j'ai dû me rendre très vite à l'évidence: je n'avais pas de jambes et pas beaucoup d'énergie. Je me suis donc contenté de gérer la pénurie, en courant lentement, en marchant dans les montées, et en souffrant dans les derniers kilomètres. Je finis dans les choux en 3h20 (1er en 1h45), à la 142e place sur 154 partants. Point positif: pas de troubles gastriques sur cette course, c'est bon signe pour les épreuves longues et difficiles de cette année. Folies Nocturnes Extrême Trailpar Stéphane | 26/02/2011 | Rubrique: 2011
Date: samedi 19 février 2011; lieu: Rigny-Ussé (37); distance: 14km; dénivelée: 340+
Beaucoup de route pour une course courte, mais c'est toujours plaisant de faire des courses nocturnes, et cette année je n'ai pas pu faire le Grand Brassac qui était complet. Nous sommes arrivés en début d'après-midi dans notre charmant hôtel Diderot à Chinon, puis nous sommes allés chercher mon dossard au château de Rigny-Ussé. Petit problème: en arrivant entre les deux courses (il y avait déjà une version diurne dans l'après-midi), j'ai eu du mal à trouver quelqu'un qui puisse me renseigner et me remettre ce dossard. Une femme m'a même dit qu'elle pensait que le départ était à 20h30 (alors qu'en réalité c'était 19h, mais du coup cela m'a fait douter). Nous sommes retournés à l'hôtel pour nous reposer et, une fois que j'étais prêt, nous sommes revenus au château vers 18h35. J'ai mis ma frontale, puis je suis allé faire quelques pas d'échauffement. À 18h50, j'arrive devant le château pour entrer et rejoindre la ligne de départ: fermé! On avait oublié de me dire, lors de la remise de mon dossard, que l'enceinte du château fermerait à 18h45. J'ai bien cru que je ne pourrais pas prendre le départ, mais finalement nous avons sonné et quelqu'un nous a ouvert. Comme il était presque 19h, j'ai dû courir et monter déjà une petite côte pour rejoindre les coureurs qui, heureusement, n'étaient pas encore partis. Quand le départ a été donné, j'étais dans les tout premiers (j'avais fait en sorte de bien me placer). La première côte très boueuse a été suivie de passages plus ou moins techniques en forêt où il fut souvent nécessaire de s'arrêter de courir pour passer au-dessus ou en dessous d'arbres en travers du chemin. Au bout de 8 kilomètres environ, on commence à sortir de la forêt et on longe une enceinte grillagée, alternant montées et descentes assez glissantes. Enfin, les trois derniers kilomètres sont beaucoup moins techniques et permettent de courir plus librement, le problème étant alors la visibilité à cause du brouillard. J'arrive 58e sur 93, en 1h42'20 (1h06 pour le premier). À noter que dans la forêt, alors que les chemins font des zigzags et qu'il est facile de suivre une frontale plutôt que le balisage, j'ai cru rejoindre des coureurs qui venaient de la gauche alors que le sentier balisé que je suivais venait de la droite. Cela m'a étonné, mais je pense qu'il n'est pas impossible que plusieurs coureurs se soient trompés de chemin et aient donc grappillé involontairement quelques centaines de mètres. D'ailleurs, je finis 58e, alors que j'aurais pensé être plus proche du 40e. Autre indice: les coureurs que j'ai rattrapés à ce moment-là n'étaient pas très rapides; je les ai passés facilement et ils ne m'ont pas redépassé. Bref, il y a un petit doute sur la qualité du balisage, qui était pourtant meilleur qu'il y a deux ans quand je m'étais trompé et que j'avais fait pas loin d'un kilomètre de trop. Quoi qu'il en soit, j'arrive en très bonne forme, ce qui est le principal. Après la course, Lina et moi avons rejoint l'hôtel, où une bonne douche bien chaude, une bonne nuit de sommeil et un excellent petit déjeuner (produits frais et bio, une cinquantaine de confitures) conclurent notre séjour à Chinon. Le lendemain, visite du château d'Azay-le-Rideau (bof, je m'attendais à mieux) et très bon restaurant (le Rive Gauche) à Tours. Trail de Pécharmant nocturnepar Stéphane | 16/01/2011 | Rubrique: 2011
Hier soir, j'ai fait le Trail de Pécharmant version 10km nocturne (mon GPS indique vraiment 10km/176+). Les conditions n'étaient pas trop pénibles (de la boue, évidemment, mais on a connu pire ; du brouillard rendant la visibilité réduite malgré un bon éclairage; 8°C qui permettaient de ne pas être frigorifié), aussi ai-je pu faire ma première course de l'année assez agréablement.
Pas grand-chose à raconter sur la course elle-même. Je suis arrivé en 1h02'27'', 54e sur 91 (1er en 38'51'', dernier en 1h26h53). Canigou - août 2010par Stéphane | 16/01/2011 | Rubrique: 2010
Je raconte en quelques mots ce qui s'est passé l'an dernier sur cette course. Départ rapide pour être bien placé avant la première côte étroite. Bon rythme jusqu'au 15ekm, puis problèmes gastriques me clouant sur place. Fin de l'ascension dans la "cheminée" particulièrement difficile, et descente mêlant course/marche/arrêts/cheville tordue trois fois. Bref, un temps supérieur à celui de 2009, alors que mon objectif était de faire mieux. Une déception. Résumé des épisodes précédentspar Stéphane | 30/07/2010 | Rubrique: 2010
En mai, j'ai tenté le Merrell Oxygen Challenge, version 45km/2100+. Malheureusement, les mêmes soucis gastriques que l'an dernier et les conditions climatiques particulièrement difficiles (températures négatives sur les sommets, distance réduite de 45km à 40km) ont eu raison de moi: au 19ekm, alors que je commençais à ressentir les mêmes troubles qu'un an auparavant au même endroit, j'ai préféré abandonner pour ne pas prendre de risque sur une fin de parcours éreintante dans un froid persistant.
Début juin, ce fut l'Artzainen Lasterkaldia (au Pays Basque, on l'aura compris, 23,6km/1650+). Encore une fois, les conditions climatiques n'ont pas été formidables: à peine le coup d'envoi avait-il été donné qu'un orage a éclaté et nous a rincés pendant une heure. Quoi qu'il en soit, j'ai réussi à finir, c'est le principal. Le 3 juillet, c'était la Course des Crêtes à Espelette (26km/1100+). J'étais un peu plus en forme que sur les courses précédentes. Les deux derniers kilomètres furent cependant difficiles, alors je ne forçai pas. Mais mes précautions ne suffirent pas: arrivé depuis un petit quart d'heure, je dus vomir avant de reprendre la voiture. Après, ça allait mieux! Depuis, je me suis peu entraîné, mais à chaque fois j'ai senti des progrès, une meilleure résistance à l'effort et une plus grande capacité de relance. On verra si cela se vérifie lors de ma course de dimanche: le Canigou (34km/2134+). Objectif: 5h30'. Trail des Mouflons (16,2km/700+)par Stéphane | 14/03/2010 | Rubrique: 2010
La semaine dernière, c'était ma troisième course de l'année: le Trail des Mouflons (Cherveix-Cubas, version 16,2km/700+ alors que l'an dernier j'avais fait, en vomissant, la version 32km). Pas grand-chose à dire encore: départ trop rapide (j'ai surestimé mes forces car j'étais fatigué et toujours enrhumé); première moitié de la course pas très bien négociée (essouflement, jambes lourdes); seconde moitié plutôt bien réussie (dernière montée difficile gravie tranquillement et descente suivante passée sans souci en rattrapant quelques coureurs). Je suis arrivé en 2h11, 97e sur 135.
![]() ![]() Trail du Grand Vignoble (10km/200+)par Stéphane | 01/03/2010 | Rubrique: 2010
Hier, une petite course près de chez moi: le Trail du Grand Vignoble à Saint-Julien de Crempse, version 10km et non le 25km trop difficile pour moi en ce début de saison. (À noter que depuis une semaine j'ai eu beaucoup de mal à dormir, car enrhumé et toussant fréquemment, sans compter la nuit précédente où je n'avais pu dormir que quelques heures à cause de la tempête causant des coupures de courant [avec le bruit du téléphone se rallumant à chaque fois, et la lumière de ma lampe de chevet un peu spéciale qui s'allumait également]).
La course devant partir à 9h30, je quittai la maison vers 9h00. Après avoir récupéré mon dossard et ma bouteille de Bergerac, je me rendis sur le lieu de départ. Premier problème: alors qu'il faisait frais (10°), nous dûmes attendre le départ plus de vingt minutes dans un manège à chevaux. Pour moi, cela était ennuyeux pour deux raisons: je crains le froid (la preuve en est que j'ai été malade presque tout l'hiver par intermittence) et au fur et à mesure, avec tout ce que j'avais bu, j'avais envie d'uriner. Bref, avec du retard, donc, nous partîmes groupés (ceux qui faisaient le 10km et ceux qui faisaient le 25km, la séparation s'effectuant au 5ekm), en direction de la forêt et de la boue. Petite perte de temps lors de l'embouteillage du premier sentier sentier étroit, et re-perte de temps un peu plus loin pour pisser! Je sentais que je n'étais pas très en forme, notamment à cause de la mauvaise nuit précédente, mais bon, mon objectif était de terminer dans de bonnes conditions, si possible en une heure. Il y avait peu de dénivelée, mais c'était de bonnes petites côtes, alors je préférai alterner marche et course aux endroits les plus pentus (toute proportion gardée, on est en Dordogne, ne pas l'oublier!). Au bout de 10,7km d'après mon GPS (et non pas 10km comme indiqué par l'organisation), j'arrivai en 1h08, 68e sur 148. Si je ne suis pas satisfait de ma forme (mais il aurait été difficile, vu mon rhume et ma toux, de faire beaucoup mieux), je suis satisfait de mon classement, quand bien même on pourrait penser que le niveau n'était pas très élevé. C'est la première fois que je suis dans la première moitié du classement, alors je ne vais pas bouder mon plaisir! Première course de 2010, et la boue, la bouepar Stéphane | 13/02/2010 | Rubrique: 2010
Samedi dernier, j'ai fait la course nocturne du Grand-Brassac Hivernal Trail [GBHT] (officiellement 16km/700+). Pour une reprise, ce fut un peu costaud. Je m'étais en fait inscrit pour les deux courses de l'Extrême Trail : la nocturne et la diurne du lendemain matin (30km/1100+), mais je n'ai pas pu faire la seconde, trop vanné par celle du soir.
Donc, samedi, je partis de chez moi vers 17h pour rejoindre Grand-Brassac, un bled dans le nord de la Dordogne. Après 1h15 de route (sans GPS, je chercherais encore), j'arrivai, j'allai prendre mon dossard et je m'échauffai quelques minutes. Le départ fut donné à 19h comme prévu. À noter qu'il avait beaucoup plu les jours précédents, tant et si bien qu'une partie du parcours était sous l'eau et donc infranchissable ! Rapidement, je pus me rendre compte que ce à quoi je m'attendais se vérifiait : il n'y avait que de la boue. De cette boue bien grasse qui colle aux chaussures, qui fait qu'on patine, que les côtes sont particulièrement pénibles et les descentes très glissantes. Quoi qu'il en soit, j'avançai à un rythme convenable pour quelqu'un qui n'a repris la course que depuis moins de 10 jours, sans forcer pour pouvoir tenir jusqu'au bout. Mais à mi-course, nous eûmes droit à la corde. Oui, il faut ici préciser que le GBHT a la particularité de n'être pas qu'une course du type trail, mais il associe course, passage en galerie souterraine, descente à la corde, etc. De quoi s'amuser quand il pleut, qu'il fait nuit et que la température atteint difficilement 6 °C. Comme je l'ai dit au début, certaines portions étant immergées (la galerie notamment), nous ne fîmes pas le parcours de l'an dernier. Et heureusement... Je reviens à la corde. Dans mon esprit, il s'agissait d'une descente très raide qui nécessitait de se tenir à une corde. En réalité, c'est plus compliqué. Nous commençâmes par une telle descente, déjà bien fatigante pour mes bras qui travaillent peu. Arrivé en bas, je me dis que j'avais bien passé l'obstacle. Or, après 20 ou 30 mètres de plat, ma surprise fut de taille de constater qu'on nous faisait remonter une pente tout aussi raide ! Heureusement que j'avais des gants, je ne sais pas comment ceux qui n'en avaient ont fait. Ça glissait beaucoup au sol, l'ascension de quelques mètres était difficile. Ouf, arrivé en haut, les bras bien marqués par l'effort, je pus me réjouir une nouvelle fois de ma prestation sans dommage. Petit problème : 20 m plus loin, une autre descente, encore plus raide ! Là, je me dis qu'ils y allaient fort ! Mais j'étais loin du compte, car de nouveau 20m de plat après on nous imposait une nouvelle montée à la corde. Celle-ci était particulièrement inclinée, les appuis au sol étant très rares et très glissants. Je pus voir un gars qui avait glissé se tenant comme il pouvait à la corde, étalé de tout son long sur ce qui servait de chemin, et qui devait souhaiter ne pas lâcher pour ne pas dévaler jusqu'en bas (nous n'aurions pas pu l'arrêter !). Heureusement, celui qui était juste en dessous lui fit une espèce d'appui avec son pied et il put se redresser. Après cette seconde montée, mes bras avaient bien morflé, je sentais qu'il ne fallait plus de corde. Pas de chance, il y eut encore une descente... ![]() Cette photo étant prise en bas d'une descente, on ne visualise pas très bien la pente qu'on vient de subir ! Enfin sorti de ce passage très physique, j'étais essoufflé et j'avais perdu pas mal d'énergie. Je me sentais faible. Vu que pour des raisons pratiques (et stupides) je n'avais cette fois-ci pas pris de gel, je connus une longue période d'hypoglycémie qui dura jusqu'à la fin. Je dus donc alterner marche et course. Je me fis alors dépasser par pas mal de coureurs. Contrairement aux données officielles, mon GPS indiquait à la fin 18 km de course et moins de 600 m de dénivelée positive. J'arrivai en 2h44'09''. Vu que je ne fis pas la seconde partie de l'Extrême Trail le lendemain, je fus reclassé avec ceux qui ne firent que le 16 km nocturne. Dans cette catégorie, je suis classé 130e sur 208 coureurs arrivés (24 abandons !). Bilan : une course difficile pour une reprise. L'an prochain, je referai cette course nocturne, mais sans m'inscrire à celle du lendemain, car je sais que je ne pourrai pas enchaîner les deux. Un petit goût de reviens-ypar Stéphane | 08/08/2009 | Rubrique: Entraînements
Après un Canigou plutôt réussi (par rapport à mes capacités actuelles), je me laisse finalement tenter par une dernière grosse course: le Trail du Sancy/Mont-Dore, mais seulement la version 34km/2400+ et non celle trop dure de 70km/3700+.
Ce sera l'occasion pour Lina et moi de retourner en Auvergne, cette fois dans le Puy-de-Dôme, après notre agréable week end en mai dans le Cantal. Je vais m'entraîner sérieusement d'ici là. J'ai déjà commencé en testant par deux fois la seule grosse côte du coin: 150+ en 2km ! Ça fait un peu pitié, mais on n'a rien de mieux à moins de trois quarts d'heure de route ! Ajout: finalement, trop fatigué et fainéant surtout, je n'ai pas fait le Trail du Sancy... Championnat du Canigoupar Stéphane | 03/08/2009 | Rubrique: Général
Lieu: Vernet-les-Bains (66); distance: 34km; dénivelée 2134+ et 2134-
Lina et moi partîmes samedi après avoir mangé, pour 5 heures de route vers Prades où nous avions réservé une nuit d'hôtel. En fait, nous mîmes deux heures de plus, entre l'arrêt essence, l'arrêt café et les bouchons à Narbonne. La route était longue, mais plaisante. Nous pûmes apercevoir la jolie cité de Carcassonne, le château de Salses, des vignobles bien connus (Corbières) et de jolies montagnes. Enfin de la montagne ! Bon, c'est vrai que j'en ai eu cette année au Lioran, mais c'est très peu par rapport à mes goûts et à mes habitudes de course. Là, pour ce Championnat du Canigou, on ne peut pas dire que je me sois encore une fois beaucoup préparé. Considérons le Trail du Bout du Monde comme une préparation, ainsi que les deux marches en Pays Basque que j'avais faites juste avant et qui m'avaient bien cassé les jambes pour le trail en question. Depuis, pas grand-chose, en tout cas très insuffisant pour espérer une performance. Tout ce que je souhaitais, c'était terminer enfin une course longue dans de bonnes conditions, sans mes douleurs gastriques qui ont bousillé mes courses de mars et de mai. Pour cela, quelques changements : - prise d'une espèce de gel (Gavisconell) censé lutter contre les problèmes d'acidité - pas de riz au lait le matin de la course, mais une part de l'excellent gâteau aux noix de Lina - aucune prise de gels sucrés lors de la course J'avais aussi décidé, vu mon manque d'entraînement, de m'alléger le plus possible, c'est pourquoi je ne pris pas de sac à dos et que je me contentai d'un bidon tout de même rempli d'une boisson isotonique. L'organisation annonçait 9 ravitaillements, ce qui me semblait suffisant pour refaire le plein d'eau et pour prendre des aliments solides. J'avais vu juste : tout se passa bien de ce côté-là. Le matin, nous arrivâmes vers 6h40, juste à temps pour prendre mon dossard et le joli t-shirt Salomon spécial Canigou. Le départ fut donné à 7h. Je partis lentement, sachant la course longue et mes capacités médiocres. Rapidement, la dénivelée fit son apparition et je commençai à dépasser des coureurs. Je me sentais bien, je ne forçais pas, mais naturellement j'allais assez vite, ce qui me mit en confiance. Durant toute l'ascension, qui dura plus de trois heures, je dépassai beaucoup de coureurs, et peu me dépassèrent, ce qui me confirma également que ce Canigou était bien une course pour moi. Les trois cents derniers mètres de dénivelée avant la « cheminée » étaient assez costauds, surtout après avoir déjà gravi 1800m+. Cette cheminée, pour ceux qui ne la connaissent pas, est impressionnante. Deux cents mètres en dessous, on voit déjà la colonne de coureurs qui y est accrochée. Ça jette un froid dans le peloton... surtout quand il ne fait pas chaud avec un vent qui vient fouetter les t-shirts en sueur. Dans la cheminée, qu'on ne peut grimper qu'accroché à la paroi, ça bouchonne. Un bon quart d'heure est nécessaire pour faire les quelques dizaines de mètres que le premier a pu gravir sans obstacle (quand nous sommes à quelques pas du sommet, Gispert Jessed HERNANDEZ est déjà en train de prendre sa douche puisqu'il a fini en 2h58'30). ![]() Photo empruntée à Yvan11 sur kikourou.net ![]() Photo du premier (Hernandez) en 2008 (déjà lui) Cela dit, ça permet aussi de souffler et de préparer la descente. Attention toutefois aux pierres, qui sont arrachées de la paroi et qui se retrouvent, comme je l'ai vu, dans la tête d'un coureur plus bas. Enfin, on arrive au sommet, c'est un soulagement, parce qu'on sait que maintenant il n'y a plus que de la descente... Encore faut-il avoir gardé un peu de jus, car ce sont tout de même 16km de descente bien cassante qui nous attendent. En ce qui me concerne, pas grand-chose à dire : je commençai à un rythme convenable (loin de mes descentes de folie réunionnaises), puis je dus ralentir, car j'étais marqué par les efforts et mon manque d'entraînement. Dans les derniers kilomètres, je me fis remonter par pas mal de coureurs, car j'avançais très lentement et je ne pouvais plus lutter. Le plus important était de ne pas s'arrêter, et je parvins à courir jusqu'au bout. J'arrive en 5h56'51, 600e sur 781 arrivants (945 partants d'après kikourou.net). Je suis très content de ma course. Pas de problèmes gastriques, aucun souci dans la montée, juste une faiblesse dans la descente. Je ferai mieux l'an prochain ! Stéphane Trail du Bout du Mondepar Stéphane | 27/07/2009 | Rubrique: 2009
Lieu: PLouzané; distance: 36km; dénivelée: 1562+ (officielle) et 850+ (perso)
Lina et moi sommes arrivés le samedi 11 juillet à Brest, où nous attendait Béatrice, qui était venue de Roscoff pour nous accueillir dans l'appartement d'Olivier. Un appartement qui fit beaucoup parler de lui, à cause de quelques soucis de confort et d'entretien des lieux (il faut dire qu'il n'est plus utilisé depuis longtemps), mais en tout cas un pied à terre brestois bien pratique. Le soir, comme Béatrice avait déjà pu récupérer mon dossard dans la journée, nous nous contentâmes d'aller manger quelques pâtes dans un bon restaurant italien. Dans la nuit, Olivier et Lisa rentrèrent d'un mariage, nous nous croisâmes à 3h30. Je me levai tôt pour prendre mon riz au lait, puis plus tard je réveillai tout le monde. Après un petit déjeuner, Béatrice, Lina et moi allâmes rejoindre le point de départ de la course: Plouzané. Temps agréable, quoique couvert au début. Je fis deux-trois échauffements, puis ce fut déjà l'heure de partir. Dès le début, je sentis que mes jambes étaient lourdes, ce qui ne fit qu'amplifier. Rapidement, elles devinrent très douloureuses, de haut en bas. Ce n'étaient pas des crampes, mais juste des douleurs musculaires dues à mes efforts du début de semaine au Pas Basque. C'était à craindre, mais tant pis, au moins j'avais fait de belles balades en Pyrénées, je ne le regrettais pas. Dans les premiers kilomètres, il y eut un autre problème: alors que j'avais encore un peu de jus à ce moment-là, je me retrouvai, avec un groupe de coureurs, derrière les "Dunes d'Espoir", l'association qui portait les enfants handicapés que l'on voit au début du film, et cela dans la forêt, sur un sentier très étroit où il était impossible de doubler. À chaque fois que nous avancions un peu, cela bloquait, et ceux qu'on avait distancés revenaient sur nous, le tout nous cassant les jambes. Bref, un "problème" à revoir par l'organisation. Je tins jusqu'au milieu de la course environ, mais mes jambes étant trop douloureuses, je dus cesser de courir et me mettre à marcher déjà vers le 18e km. Cela n'était vraiment pas agréable de se faire (une nouvelle fois) doubler par tout le monde, mais bon, il fallait bien payer le manque d'entraînement. Heureusement, il faisait beau et chaud, et le parcours le long de la côté était charmant. J'arrivai en 5h07'08'', 392e sur 451 (dont une vingtaine de "Dunes d'Espoir"). Pour la première fois de ma vie de coureur, et ce pour 1min, je finis en plus de deux fois le temps du premier... Encore une piètre performance qui ne pourra être qu'améliorée! À noter que l'organisation indiquait 1562+, or mon GPS m'indique la moitié, de même que mon impression: sans doute les organisateurs ont-ils associé D+ et D-. Après la course, nous montâmes dans le phare de la pointe Saint-Mathieu d'où la vue était très belle. Le soir, un petit resto à Brest. Béatrice nous quitta le dimanche soir, nous laissant seuls dans cet appartement... Lâcheuse! Le lendemain, découverte du port de Brest (Brest, c'est moche, mais il y a de beaux bateaux), puis nous allâmes à la gare chercher Laurent et Marie-Ange, qui avaient fait un long trajet en train exprès pour nous voir moins de 24 heures. En peu de temps, nous revoyions ainsi plusieurs personnes connues à la Réunion, ce qui était aussi le but de ce voyage en Bretagne. Nous mangeâmes à Brest, puis nous fîmes un bout de route pour longer la côte du nord vers Roscoff, où nous fûmes rejoints par Béatrice. Petites galettes et crêpes, visite de Roscoff by night, puis retour à Brest pour une dernière nuit. Le mardi, nous déposâmes tôt Laurent et Marie-Ange à la gare, nous rangeâmes l'appart, chargeâmes la voiture et repartîmes pour 7h30 de route vers Bergerac, après un petit arrêt à Quimper pour faire le plein de bière bretonne, de Kouign Amann et de fromages locaux. Stéphane La Rhunepar Stéphane | 10/07/2009 | Rubrique: Général
Dimanche, je suis retourné à Capbreton, et j'en ai profité pour faire deux marches en montagne: lundi, la Baïgura (que j'avais déjà faite et appréciée); mercredi, La Rhune (je n'avais pas pu arriver au sommet à cause du mauvais temps).
Lundi, rien à dire: temps clément, vue dégagée. Montée en marchant et descente en courant tout le long: 2h12 aller-retour. Mercredi, nouvelle tentative de l'ascension de La Rhune, cette fois-ci par un autre chemin (par Olhette, mais pas le sentier le plus fréquemment emprunté par les randonneurs, un autre plus discret). Trop discret peut-être, puisque je me suis encore écarté malgré moi du chemin à prendre, et j'ai en fait contourné le sentier par l'Espagne, avant de revenir vers lui par la route qui y monte. Dans mon guide, on disait: ne perdez pas de vue le sommet, d'ailleurs ce serait difficile avec les antennes qui s'y trouvent. Oui, mais quand le ciel est très couvert, d'antennes on ne voit pas avant d'avoir le nez dessus. ![]() ![]() Bref, je suis arrivé au sommet, j'ai fait quelques photos et je suis redescendu très vite pour ne pas prendre froid. La descente, quoique glissante par endroits, fut faite en courant tout le temps. 1h59 aller-retour. Oxygen Challenge: excellent... à un détail prèspar Stéphane | 25/05/2009 | Rubrique: Général
Samedi 23, c'était donc ma plus longue course (40km/2340+), mis à part mon Grand Raid arrêté au milieu.
Dès l'avant-veille, petit souci de mauvais augure : un mini-torticolis me bloquant en partie la nuque du côté gauche entre les cervicales et l'omoplate. Malgré les bons massages de Lina, je craignais des douleurs pendant la course. Heureusement, je ne ressentis une gêne que vers la fin, et des douleurs le lendemain. Bref, nous partîmes vendredi après avoir mangé. Petit détour involontaire par le Barrage de l'Aigle et la jolie ville de Salers, puis arrivée à 18h à Saint-Jacques des Blats, où nous déposâmes rapidement nos affaires avant de rejoindre la station du Lioran pour y prendre mon dossard. Beaucoup de monde au Lioran : des sportifs (trail et VTT), des familles, des bénévoles en grand nombre. J'allai prendre mon dossard, ainsi que les cadeaux : un joli t-shirt, un sac à dos et diverses bricoles. Ne pas confondre mon dossard 1975 avec celui porté par cette vache: Petit repérage du départ du téléphérique pour que Lina puisse monter me voir passer au Plomb du Cantal (point culminant du Cantal, 1855m), puis retour à l'hôtel pour y manger. Au menu : des spécialités locales, telles que le pounti et la truffade. Un repas riche, mais comme la course n'est qu'à 10h le lendemain et qu'il me faut de l'énergie pour tenir 40km, je me permets quelques excès. Samedi, jour de la course, je me réveille tôt, je me douche, je mange mes gâteaux de riz, puis je réveille Lina pour qu'on descende prendre un café pour moi et un petit déjeuner complet pour elle. Après avoir vérifié tout le matériel, après m'être mis des protections sur les pieds aux endroits sensibles (bande autocollante antiampoules de Mercurochrome qui s'est avérée efficace), nous reprenons la voiture pour le lieu de départ. Dans la voiture, je me mets de la crème antifrottements entre les jambes (j'avais déjà des pansements sur les tétins), puis je m'enduis les mollets d'une crème censée chauffer les muscles et éviter les crampes. Je prends également un gel antioxydant tout en buvant régulièrement. À 10h, c'est le départ. On commence par une grosse côte jusqu'au Plomb du Cantal. Je ne vais pas trop vite, car je sais que la course est longue. Je sens aussi que j'ai moins de muscles que quand je ne faisais que de la montagne à la Réunion, mais je parviens à me maintenir dans le groupe de tête du peloton (les meilleurs sont déjà bien devant). Au sommet, il y a encore un peu de neige par endroits. Lina est là, me prend en photo ; je lui fais juste un petit signe et un bisou de loin. J'essaie de garder mon rythme avant d'attaquer la descente. Enfin, descente... si on veut ! En réalité, alors que je commence à descendre à un rythme rapide, dépassant quelques coureurs, je me rends compte que ce que je prenais pour une descente de 15km contient quand même quelques côtes, ce qui casse mon effort. Du coup, je me fais reprendre par les mêmes coureurs et je ralentis un peu pour être sûr d'arriver en bas dans de bonnes conditions. Au premier ravitaillement, je prends de l'eau et une pâte d'amande que j'ai l'impression de bien digérer. À la fin de cette grosse descente, je me suis parfaitement maintenu dans ce qui me semble être la première moitié des coureurs. Je sais qu'il y en a beaucoup derrière car je les ai vus dans l'ascension du Plomb du Cantal. Je suis encore en forme, confiant dans mes chances d'arriver au bout et de mettre sans doute 6h30. Mais au 21e km, après un ravitaillement où je bois un peu vite une petite bouteille d'eau et où j'avale une autre pâte d'amande, je commence à me sentir mal, comme lors du Trail des Mouflons en mars. Et merde ! Alors que je n'ai aucune crampe, aucune sensation d'échauffement sous les pieds, alors que j'ai des jambes, que j'ai du souffle, voilà qu'un état nauséeux me casse complètement : je dois ralentir de façon radicale, obligé même de m'arrêter très souvent pour faire des pauses de quelques minutes. J'espère (sans le souhaiter vraiment !) pouvoir vomir rapidement, car je me souviens qu'au Mouflons j'avais été dans un état pitoyable du 22e au 28e km où j'avais pu vomir et me sentir beaucoup mieux. Mais là, pas de chance (si on peut dire) : je ne peux vomir et je n'ose consommer quoi que ce soit pour y parvenir. Du coup, je me traîne comme une loque du 21e au 29e km. Je ne peux plus rien avaler. Je ne boirai ni ne mangerai plus rien jusqu'à la fin, soit 19km sans hydratation... Alors, d'où viennent ces problèmes digestifs ? Sans doute pas le manque d'eau, car j'ai bien bu dès avant la course et régulièrement depuis le début, la meilleure preuve en est que je n'ai aucun signe de crampes et que je n'en aurai pas jusqu'à la fin malgré l'absence d'hydratation. Peut-être les gels, que je consomme forcément en plus grand nombre sur les courses longues, mais bizarrement je les supporte très bien sur les courses courtes. Dernière hypothèse : de l'aérophagie causée par l'absorption d'eau au tuyau de ma poche à eau. En effet, en buvant de cette façon, je sens en général que je suis obligé de roter de temps en temps. Samedi, quand ça n'allait pas du tout, que j'étais arrêté, je me forçais à roter, à évacuer des bulles d'air coincées quelque part, et ça allait mieux pendant quelques minutes. À moins que ce ne soit un mélange : beaucoup d'eau absorbée avec des gels et des efforts soutenus. Mais la piste de l'air dans l'estomac est à étudier : j'ai donc décidé de tester le bidon plutôt que la poche à eau lors de ma prochaine course, on verra bien. Bref, revenons à notre galère. Alors que je suis très mal, des dizaines de coureurs commencent à me doubler. Inutile de préciser comme cela me fait enrager. J'arrive à la Cascade de Faillitoux où Lina m'attend. Je lui annonce que je ne vais pas bien, que je vais essayer de continuer pour le moment. Un petit bisou plus tard, me voici traversant la cascade pour de nouvelles aventures. Au 29e km, ça va un peu mieux. Je peux remarcher sans m'arrêter tout le temps. J'essaie de m'humecter la bouche, histoire d'avoir un minimum d'eau, mais à chaque fois je dois peu après m'arrêter et me forcer à roter. J'arrive au Col du Perthus où ma Lina est encore là. Je ne m'arrête pas à ce ravitaillement, car j'ai la poche à eau pleine depuis le 21e km et j'ai de nombreux gels et barres que je ne peux avaler. J'espère tenir ainsi jusqu'à la fin. Pas de bol : au 34e km, mes troubles digestifs reviennent et me recassent les jambes et le moral. Je me traîne de nouveau dès que ça monte, faisant des pauses pour ne pas vomir (mais en espérant y arriver). À un moment donné, alors que je suis assis sur le sentier, des gars m'encouragent à les suivre doucement, l'un d'eux m'aidant à me relever. On fera un bout de chemin ensemble, eux allant plus vite en montée et moi en descente. Après une succession de jolies grimpettes (elles auraient été plaisantes et pas si difficiles en temps normal, mais vu ma forme elles sont très usantes), la dernière descente commence par un petit passage casse-gueule dans la neige, puis un sentier pierreux et pentu, mais pas dangereux : je retrouve un minimum d'énergie simplement parce que je sais l'arrivée proche. Je sais aussi qu'on finit par une côte, que je redoute déjà. Je monte celle-ci tant bien que mal, puis c'est l'arrivée en descente (bas d'une piste de ski), sous les encouragements du public (dont des enfants disant « allez, il faut finir en courant ! »). Je trottine un peu dans les derniers cent mètres et passe la ligne d'arrivée en 7h59'. Lina est toujours là. Elle m'apporte ma boisson de récupération que j'ai toutes les peines à avaler. Je vais chercher un peu d'eau, puis je sors de la zone d'arrivée. Lina et moi nous installons à l'ombre, histoire de souffler et d'essayer de boire. Au bout de trois quarts d'heure, ça va un peu mieux : nous allons nous asseoir à une table près de la buvette. Je retrouve un peu d'appétit, du coup je me tape deux bières et deux sandwiches au jambon d'Auvergne. On assiste au début du concert en voyant les derniers coureurs arriver. Nous quittons Le Lioran vers 20h et sommes à la maison à minuit. Conclusion : Après avoir connu des moments aussi difficiles, c'est-à-dire les cinq dernières heures sur les huit de la course, après avoir été obligé de m'arrêter si souvent, après avoir renoncé à toute alimentation et hydratation pendant les 19 derniers kilomètres, je ne peux que me réjouir d'être parvenu au bout de cette épreuve. Il y a tout de même des points positifs : en 40km, je n'ai eu aucune ampoule et surtout aucune crampe, ce qui est exceptionnel pour moi. Je pense donc que mon alimentation et mon hydratation des jours précédents et du début de la course étaient bonnes. Je sais aussi, car je le sens au niveau musculaire, que j'avais le potentiel pour faire beaucoup mieux et que sans mes nausées j'aurais fait une jolie course en moins de 7 h. Il me reste donc à régler le dernier petit détail : comprendre d'où viennent mes troubles digestifs et m'en débarrasser afin que je puisse être réellement performant lors de mes prochaines courses. Pour l'instant, je vais me reposer pour bien récupérer. Je n'ai aucune course en juin, ce qui va me permettre de me préparer au mieux pour mes prochaines courses de juillet (Trail du Bout du Monde) et d'août (Championnat du Canigou). Un grand merci à Lina pour son accompagnement et son soutien. Stéphane Capbreton et balades en Pays Basquepar Stéphane | 25/04/2009 | Rubrique: Entraînements
Mardi, je suis allé à Capbreton, avec pour objectifs de visiter un peu mieux la région, voir notre appartement sous le soleil, et partir de là pour effectuer quelques sorties d'entraînement/découverte en Pays Basque.
Pour commencer, voici une photo de la propriété dans laquelle se trouve notre appartement (rez-de-chaussée, presque en face légèrement sur la gauche). Il y a une dizaine de bâtiments en arc de cercle autour de la piscine. Le jour de mon arrivée, il ne faisait pas très beau. Après avoir grignoté et fait une sieste, je suis allé marcher sur le port, dont voici une photo. Mercredi matin, malgré une espèce de rhume traînant depuis une semaine (je pense qu'il y a encore une fois une base allergique, sans doute le début du pollen), et en dépit d'un temps peu incitatif, je me suis décidé à aller tenter l'ascension de la Rhune, non pas par le petit train bien connu ou le chemin habituel des touristes, mais par le sud, en longeant la frontière avec l'Espagne. Au bout d'une heure environ, j'arrivai à la frontière. On ne voit nulle part la mention "España", mais seulement ce panneau: À noter que dans cette région fort accueillante (et je dis cela sans rire, vu que tous les autochtones avec lesquels j'ai échangé quelques mots étaient très sympathiques), beaucoup de panneaux de signalisation sont en deux langues, français et basque, et bien souvent le français est maculé de peinture... Eh oui, ici comme ailleurs, de pauvres gens n'ont que l'obsession de leur bout de terrain et de leur club de foot pour vivre. Bref, je traversai la frontière, juste pour le plaisir de me rendre pour la première fois de ma vie en Espagne, puis je fis demi-tour et essayai de trouver le départ du sentier. D'après ce que j'avais lu et analysé sur les différentes cartes, je ne devais pas être loin. Je pris vite fait une photo d'une borne (borne n°36; j'étais censé en voir d'autres, au nombre de plus en plus petit, car sans doute la première est-elle proche du littoral, mais je n'en ai vu aucune). Je commençai alors ma première randonnée en Pays Basque. Le sentier était assez étroit et humide, mais sans difficulté particulière. À un moment donné, je rejoignis un autre sentier, plus large, que je me promis de prendre au retour car il devait mener à la route également, mais il était beaucoup plus agréable. J'arrivai à une intersection, avec une maisonnette servant sûrement d'abris où je pris une photo des volets... Là, je fus ennuyé de constater qu'il y avait deux chemins et aucune indication. D'après moi, en allant à gauche, c'était l'Espagne, alors je pris à droite le sentier qui montait le plus, ce qui me semblait assez logique vu que je devais tout de même grimper jusqu'à près de 900m d'altitude (voiture laissée à 130m). Malheureusement, au bout de quelques minutes, j'eus l'impression de faire fausse route, ce que le gps de mon iPhone confirma: j'étais de nouveau en Espagne, il fallait que je trouve un autre chemin. L'opérateur Orange m'envoya d'ailleurs un sms pour me proposer un service de traduction! Merci, mais je n'avais pas vu le moindre humain depuis le début... À part des bruits de cloches accrochées sans doute au cou de brebis paissant, c'était le silence complet. Il faut noter une chose importante: autant à la Réunion les sentiers étaient très bien signalés et les marques au sol paraissaient parfois trop nombreuses, autant sur les sentiers que j'ai parcourus au Pays Basque les repères sont rares et il vaut donc mieux être équipé de cartes et/ou de gps. Bon, je fis demi-tour. Je revins vers la cabane et je découvris deux panneaux indicateurs que je n'avais pas vus à l'aller. Mais aucun des deux ne donnait le chemin pour la Rhune. Je cherchai un peu puis je découvris un sentier qui montait pas mal: cela me sembla être le chemin menant au sommet; je me dis que de toute façon, même si ce n'était pas le bon chemin, j'étais venu pour m'entraîner à grimper, alors... Je pris donc ce sentier étroit et très raide. J'entendais toujours les cloches de quelques brebis que je pus difficilement apercevoir sur le versant d'en face, notamment par le fait d'un temps couvert. Quelques minutes plus tard, j'arrivai sur un plateau, à 600m d'altitude. Devant moi, il y avait une pierre avec un balisage, mais à cause d'un épais brouillard, je ne voyais rien à 20m. Du coup, impossible de savoir dans quelle direction aller, puisqu'il n'y avait plus de sentier... J'hésitai quelques minutes, puis je choisis la sagesse: redescendre plutôt que d'essayer de trouver dans le brouillard un hypothétique sentier, au risque de me perdre. Je redescendis donc en courant un peu, histoire d'être venu pour quelque chose! Sur le chemin du retour, je m'arrêtais parfois pour observer des chevaux ou des curiosités comme celle-ci: Je regagnai la voiture et rentrai à Capbreton. En fin d'après-midi, je fis un tour en ville où je découvris notamment les jolies toiles basques de la maison Artiga. Jeudi, la météo annonçait un beau soleil, c'était inespéré... Je pris donc la voiture pour retourner au Pays Basque, cette fois-ci pour gravir la Baïgura (897m). J'hésitai sur tout le trajet en voiture, à cause d'un brouillard très épais qui me laissait penser que les conditions seraient pires que la veille. Finalement, je tins bon, et je fis bien car le soleil fut resplendissant toute la journée. Après avoir cherché le départ de la randonnée pendant vingt minutes (mon guide n'est pas très précis et le balisage inexistant), je m'enquis auprès d'un livreur qui m'indiqua le bon chemin: je devais suivre les brebis, puis je me garerais là où il aurait de la place. Je suivis donc, pendant près de dix minutes, le troupeau de brebis. Chose amusante: au départ, je suivais d'assez loin, et le chien passait devant la voiture pour regrouper son troupeau, mais je me suis un peu rapproché et le chien a fini par faire le tour de la voiture, la prenant sans doute pour une brebis obèse égarée. Je garai la voiture. Je m'équipai... en n'oubliant pas la crème solaire! Je commençai à grimper par un sentier étroit et assez envahi par la végétation. Rapidement, je vis un autre chemin beaucoup plus large et dégagé quelques mètres en dessous; je descendis donc pour prendre celui-ci. Le début de la balade est rude quand on n'a plus l'habitude des côtes et de la chaleur. Il me fallut un peu de temps pour trouver mon rythme. Au-delà de 550m d'altitude, la pente était moins raide, ce qui me permit de mieux profiter du magnifique paysage. Partout à partir de cette altitude on voit des pottocks, les poneys basques, qui se promènent et broutent tranquillement. Pour aller plus vite, j'en montai un, mais ma monture ne résista pas à cette ascension exceptionnelle: Marchant depuis des jours et dorénavant à court de vivres, je dus sacrifier une brebis: Redevenons sérieux. J'arrivai au sommet, où la vue est agréable, même si elle est gâchée par des pylônes (en fait, ça dépend, parce que moi je ne trouve pas les pylônes si inesthétiques que cela, ce sont des mini-Tour Eiffel après tout). Je pris quelques photos, puis je redescendis en courant. Malheureusement, je ne pus courir jusqu'à la voiture car n'ayant plus l'habitude de la dénivelée et des sentiers caillouteux, je commençais à avoir des ampoules... Grandeur et décadence! À la voiture, je fis encore une photo souvenir avec mes amies les brebis. Puis j'allai à Espelette boire deux bières (il faut bien ça) et faire quelques emplettes. Je rentrai à Capbreton, heureux de cette belle journée. Hier vendredi, ayant des ampoules et les jambes lourdes (quel manque d'entraînement! quelle perte de muscle!), je pris le chemin du retour vers Prigonrieux. Stéphane N°1 !par Stéphane | 12/04/2009 | Rubrique: 2009
Trail des Pradasques, La Force (24), 16km, 300+
Eh oui, on l'aura compris: il ne s'agit que de mon numéro de dossard! Cela dit, c'est plutôt agréable de porter le n°1, les gens vous regardent avec une espèce de mélange d'admiration ("tu crois que c'est un balèze?") et d'incompréhension ("non, c'est un loser, il a dû coucher pour avoir ce numéro"). Bref, réveil à 6h, départ de la maison à 9h20, arrivée sur les lieux à 9h30, retrait du dossard, échauffement, attente... départ à 10h00 comme prévu. Prévues également, la pluie (une petite bruine, mais quand même) et son amie la boue (là, les organisateurs n'y sont pas allés de main morte, je suis sûr qu'ils ont arrosé le terrain en plus). Je suis parti à un rythme un peu rapide pour moi (12,5km/h), alors qu'à l'entraînement je pars plutôt sur une base de 11,5km/h. Mais bon, les sensations étaient convenables, donc pourquoi se priver? (C'est sans doute ce que se disaient tous ceux qui ont un jour dû abandonner sur une course.) Ben, en fait, pas grand-chose à raconter pour ce trail: beaucoup de boue, peu de dénivelée (dans les 300m d'après mon gps, je vérifierai auprès de l'organisation). Pas de coup de barre significatif: c'est peut-être ça la seule chose notable! À l'arrivée (en 1h33'54), j'ai récupéré ma bouteille de vin de Bergerac, puis je suis rentré très vite. Il y avait encore un peu de monde derrière moi (je finis 48e sur 69), c'est rassurant, surtout vu ma mauvaise préparation pour ce trail. Après le rinçage des chaussures et une bonne douche, on a fêté mon exceptionnelle performance avec un bon petit vin blanc... de Bourgogne (Puligny-Montrachet 1er cru 1996 du domaine Leflaive pour les connaisseurs). Conclusion: course agréable, que j'ai terminée dans de bonnes conditions, c'est l'essentiel. Point très positif: c'est la première fois que je fais une course à plus de 10km/h de moyenne. Prochaine étape, d'une tout autre ambition: le Merrell Oxygen Challenge (Le Lioran, 40km, 2300+) Veni, vomi, vicipar Stéphane | 09/03/2009 | Rubrique: 2009
Trail des Mouflons, Cherveix-Cubas (24), 32,826km/1353+
Après une heure et demie de route, j'arrivai à Cherveix-Cubas (prononcer Chervé-Cuba). Personne. Je traversai le village de part en part: aucun signe de l'organisation d'une épreuve sportive ! Au bout de quelques minutes, je vis une voiture avec à bord des gens ayant l'air de sportifs (oui, entre pro, on se reconnaît) ; ils m'indiquèrent le départ, un peu à l'extérieur du village, au stade de rugby. Je me garai, passai un petit coup de fil (j'adore cette expression avec un GSM), allai dans la fraîcheur (7 °C) chercher mon dossard (et un joli t-shirt), pissai, puis je rejoignis la ligne de départ où celui-ci fut donné vers 10h02. Je partis à un rythme moyen, ne voulant pas commencer trop vite (il y avait tout de même presque 33 km à faire), mais ne souhaitant pas non plus me retrouver en fin de peloton pour ne pas être coincé au cas où le sentier serait très vite étroit avec impossibilité de doubler. Comme d'habitude, pas mal de coureurs me doublèrent quand même, mais j'avais toujours l'impression de n'être pas dans les derniers. Quelques descentes très techniques en forêt me permettaient de revenir sur des coureurs plus rapides en course pure. Je sentais toutefois que je n'étais sans doute pas aussi en forme que lors des Folies Nocturnes en février. Je ralentis un peu, me disant que je devais avant tout arriver au bout. D'habitude, quand je m'entraîne, je commence à flancher vers le 14e km, là j'atteignis cette distance en sentant que j'avais encore des ressources, ce qui me rassura (à tort !). Côté alimentation, j'avalais régulièrement barres et gels, et je buvais très souvent, grâce à une poche à eau bien remplie. À noter que sur ce trail les ravitaillements étaient assez mauvais : il n'y avait que de l'eau (rien à manger !) et en plus en bouteilles (pas de gobelets la plupart du temps). À un moment donné, il n'y avait même pas de bénévoles avec les bouteilles, elles étaient abandonnées au détour d'un sentier, avec juste dessus la marque rouge du balisage... Vers le 16e km, je me trompai encore de chemin. Cette fois-ci, je suis sans doute seul responsable : alors que le balisage semblait indiquer le passage à gué d'un ruisseau, je jetai un coup d'oeil pour être sûr, puis je traversai. De l'autre côté, pas de balisage : je partis sur la gauche pour essayer de voir une balise, je marchai un peu puis je me rendis compte que j'étais sûrement sur une fausse piste. Je retraversai le ruisseau, et là, bizarrement, je vis deux balises que je n'avais pas vues avant (cela, sans explication autre qu'un manque de lucidité). Bref, j'avais perdu 6 ou 7 minutes, effectuant 400 à 600 m de plus. Au 22e, je sentais mes jambes bien lourdes, mais j'étais tout de même plus en forme qu'au Trail de Pécharmant où dès le 20e km j'étais cuit. Je trouvais que c'était bon signe... Je me fis dépasser (déposer !) par deux coureurs âgés, et j'espérais que je ne me retrouverais pas dernier. C'est alors que je vis un gars mal en point : il venait de vomir ; je lui proposai un gel, mais il avait ce qu'il lui fallait. J'appris qu'il était derrière moi avant que je me trompe de sentier. Nous fîmes un bout de chemin ensemble. À partir du 24e km, j'étais moi aussi en mauvais état : non seulement j'avais les jambes très lourdes, mais je commençais à me sentir mal, avec quelques troubles digestifs. Mon acolyte et moi nous traînâmes tant bien que mal sur des sentiers escarpés en forêt : des côtes comme je les aime en temps normal, plutôt en début de course et pas quand mon ventre montre des signes inquiétants. Nous franchîmes ensemble un passage très technique : une véritable descente en rappel de 10m où il fallait se tenir à une corde. Peu avant le 28e km, ça allait de moins en moins bien pour moi. Je vis de l'eau, disant au gars m'accompagnant « attends, je bois un coup », ce qu'il a dû interpréter par « vas-y avance sans moi et laisse-moi crever », car je ne le revis plus qu'à l'arrivée... Je bus une bonne quantité d'eau, mais je ne pouvais plus avaler de gel, rien que d'y penser me donnait envie de vomir (c'est là que j'aurais apprécié un ravitaillement avec du solide). À un moment donné, je crus m'être de nouveau trompé de chemin, et comme je me sentais vraiment mal, je me dis que j'allais redescendre là où il y avait les derniers bénévoles vus, et que j'allais abandonner. Finalement, j'avançai un peu et vis la rubalise. Je me traînais lamentablement. Je me disais que j'étais peut-être le dernier, mais comme les gars des derniers ravitaillements n'avaient pas rangé dès notre passage, il y avait une petite chance pour qu'il y ait des coureurs encore plus mal en point que moi derrière. Au 28e, c'en était trop : je dus m'arrêter pour vomir. J'avais hésité à passer à l'acte, car je me souvenais d'une triste expérience dans le cirque de Mafate à la Réunion où le premier vomissement n'avait pas arrangé les choses et avait été suivi de quatre autres. Mais là, non : ça allait mieux. D'un seul coup, j'avais retrouvé de l'énergie et des jambes. Je ne voulais quand même pas trop tirer sur la corde, mon unique but maintenant étant d'arriver au bout, alors je marchai tranquillement, en réalité beaucoup plus vite que sur les derniers kilomètres. Je repassai sous le pont franchi au départ (les pieds dans l'eau, avec une corde pour se tenir), réjoui de voir que j'approchais de l'arrivée. Mais le retour était plus long que l'aller : il fallait encore bifurquer et grimper une petite côte. En haut de cette côte, j'entendis de très loin le haut-parleur dire « bon, eh bien nous allons remercier... ». Je sus que l'organisation était sur le point de plier bagage. J'espérais quand même arriver suffisamment tôt pour qu'on enregistre mon dossard. Encore quelques efforts, puis je rejoignis l'arrivée, où on m'accueillit par un « vous êtes le dossard 41 ? », et l'on me confirma qu'on n'attendait plus que moi... Super ! Je revis également le gars avec lequel j'avais fait quelques kilomètres, qui m'indiqua qu'il y avait encore à manger. Je bus un peu, mangeai deux abricots, un pruneau et deux morceaux de pain. J'étais très fatigué, mais avoir vomi m'avait fait le plus grand bien. Je regagnai ma voiture, me changeai et rentrai à la maison. Conclusion : ce trail est assez difficile, parce qu'il est assez roulant au début et très boueux, puis les grosses côtes arrivent quand les jambes sont déjà bien lourdes et que la fatigue se fait sentir. Comment expliquer ma mauvaise prestation ? Je vois deux explications possibles : 1) j'ai perdu beaucoup de poids depuis janvier (-7 kilos), je suis donc sans doute affaibli et je n'avais plus suffisamment de jus pour 33 km ; 2) j'ai pris un petit coup de froid au début de la course, ce qui a accentué un état de fragilité que j'avais déjà. Je sais que perdre du poids rapidement n'est pas forcément recommandé, mais j'avais des réserves de graisse (81 kg début janvier), et il faut absolument que je me sente plus léger sur les sentiers justement pour avoir envie de m'entraîner et de faire des courses. Je vais maintenant me reposer, bien reconstituer mes réserves, et m'entraîner. Prochain objectif, plus facile j'espère : le Trail des Pradasques (à La Force, à côté de chez moi ; 16 km). Matos/poids, ça avancepar Stéphane | 28/02/2009 | Rubrique: Général
Hier, petite promenade en Gironde. Après un passage chez Traid à Mérignac pour y racheter un haut bien chaud Akammak malheureusement plus en stock pour le moment, direction Bordeaux afin de se promener et découvrir cette ville. On se gare au centre-ville, on va acheter (eh oui, 1€) un plan de la ville à l'office du tourisme, puis on va s'installer dans un bar/restaurant pour manger et faire notre programme de l'après-midi avec le plan sous les yeux. On décide de faire le parcours touristique à l'envers, afin de terminer par le Jardin public et notre parking.
On se promène, voyant de jolis bâtiments (malheureusement le "Miroir d'eau" est sans eau...), on va prendre notre café au café-restaurant-salon de thé "L'Identi-terre" place Saint-Pierre (excellent chocolat chaud aux épices: cannelle, gingembre, muscade, girofle), puis on arrive sur une autre place et je vois sur une vitre le nom d'une marque que je connais bien: Salomon. On attend quelques minutes l'ouverture du magasin, et on entre jeter un oeil sur le matos Salomon et Patagonia. J'achète une veste Salomon pour l'avant ou l'après-course. On suit notre parcours, puis on fait un petit crochet dans la rue commerçante Sainte-Catherine. On découvre un magasin "Décat'" (on ne connaissait pas, après dix ans passés à la Réunion). On entre et on s'aperçoit qu'on est dans un petit décathlon (explications de la caissière: Décat' est une filiale de Décathlon pour les centres-villes, avec moins de références et plus "urbaines"). On achète des t-shirts, un haut chaud pour courir (à tester à la place d'Akammak presque trois fois plus cher), une veste chaude pour l'après-course (il faut bien le dire: après un effort intense, je suis toujours frigorifié et j'ai besoin de nombreuses couches bien chaudes), des gants de ville, une casquette pour courir, et un stepper Domyos ST 140. Je compte bien utiliser celui-ci pour me faire un peu de cuisses en fournissant un effort proche de la marche en montagne. En effet, si le vélo muscle les cuisses, j'ai l'impression que cette prise de muscle ne correspond pas à ce qui me serait utile dans les montées (d'ailleurs, j'ai lu dernièrement dans un magazine qu'on conseillait de faire du vélo en danseuse pour muscler les cuisses pour la course de montagne). Bref, je vais tester, ça ne pourra pas me faire de mal quelques séances de temps en temps, en écoutant de la musique ou en regardant la télé. Ensuite, bien chargés, on a terminé notre circuit touristique. On est retournés déposer tout le matériel dans la voiture et on est allés se boire un café avant de reprendre la route. On va au café Brun (dont j'avais entendu parler): pas de chance, après 17h, ils ne servent plus de cafés! Du coup, je bois une bière pas très fraîche ni très mousseuse (pour la mousse, c'est peut-être la bière elle-même, la Kilkenny ambrée que je ne connaissais pas; pour la fraîcheur, la bière n'est pas responsable!) et Lina prend un Schweppes... pas très frais. Cela dit, le café diffusait une bonne musique jazzy et il y a un grand choix de whiskies qui nécessitera une autre visite... Bon, nous qui voulions manger nos bons cannelés avec notre café, c'est raté: on rentre à Prigonrieux tranquillement et on les mangera en dessert. Ce matin, je me pèse (j'espère ne pas avoir pris de poids avec les cannelés et la bière, sans compter le croque-monsieur frites de midi) et je vois un joli 74,8kg: j'ai donc perdu 6kg depuis début janvier. Je suis assez content de voir mes efforts (mis à part hier) qui payent. Ce soir, bon resto pour fêter cela! Cardio et endurancepar Stéphane | 24/02/2009 | Rubrique: Entraînements
Hier, un peu de course sur la piste VTT de Prigonrieux, et quelques côtes en forêt, tout ça afin de travailler l'effort cardiaque et les cuisses. Aujourd'hui, pas loin de 30km en VTT sur route pour travailler l'endurance. Cela m'a permis de repérer quelques sentiers pentus que j'irai revoir à pieds prochainement. Je sens que ma résistance à l'effort augmente (même si j'ai toujours mal aux fesses au-delà d'1h15 de vélo). Espérons que cela sera suffisant pour tenir presque 33km le 8 mars...
Folies Nocturnes Extrême Trailpar Stéphane | 16/02/2009 | Rubrique: 2009
Lieu: Rigny-Ussé (Indre-et-Loire 37); distance 14km; dénivelée 440m.
Samedi 14 février, c'était ma deuxième course de l'année : les Folies Nocturnes Extrême Trail. Un nom un peu exagéré, mais qui annonçait quelques surprises : distance inconnue entre 10 et 20 km, dénivelée inconnue, nature du terrain inconnue. Info importante: ce trail était gratuit. Lina et moi prîmes la route le samedi vers midi. Bien hydraté et alimenté depuis plusieurs jours, j'avais mangé avant de partir une bonne dose de pâtes avec quelques lentilles. Le départ de la course ayant lieu à 19 h, j'avais prévu de manger deux petits gâteaux de riz vers 16 h, ce que je pus faire pendant que Lina conduisait. Nous arrivâmes à 17 h à l'hôtel Diderot à Chinon : bon accueil, chambre très convenable, excellent petit déjeuner le lendemain. Après un peu de repos, je m'équipai : t-shirt technique, haut chaud Akammak vraiment efficace, veste légère déperlante Lafuma, bas long ; crème antifrottement sur l'entre-jambes et les pieds, pansements sur les tétins (n'oublions pas mon surnom douloureusement acquis de « tétons sanglants ») ; remplissage de la poche à eau, vérification de la frontale et du bonnet ; choix de gels. Tout me semblait à même de contribuer à une course dans de bonnes conditions. Vers 18 h, nous quittâmes l'hôtel pour rejoindre Rigny-Ussé, situé à 20min. Devant le château, de nombreuses voitures étaient garées, avec beaucoup de monde, dont pas mal de coureurs en train de s'échauffer (ou de se réchauffer, c'est selon, avec une température de 2 °C). Nous allâmes chercher mon dossard. Petit souci d'organisation (des organisateurs qui ne l'ont pas indiqué, et de ma part, car j'aurais dû y penser) : pas d'épingles à nourrice pour le dossard. Bon, pas grave, je mettrai le dossard dans une poche et le ressortirai à l'arrivée. Un petit pipi, puis je rejoignis la ligne de départ. Là, nous eûmes droit à un briefing un peu long quand il ne fait pas chaud, mais nécessaire pour assurer la sécurité. Puis, dans un grand cafouillage, ce fut le départ. Cafouillage, car le speaker avait dit que le départ aurait lieu quand arriverait la musique, mais quand celle-ci se fit entendre, il y eut un moment d'attente, les coureurs ne sachant pas vraiment si c'était le coup d'envoi. Quelques-uns se décidèrent, entraînant les autres à la suite. Malheureusement, nos fûmes bloqués par un membre de l'organisation, qui nous demanda d'attendre (sans doute pour que les quads qui assuraient la sécurité sur le parcours aient le temps de partir). Nous commencions à reculer, revenant vers la ligne quand on entendit « c'est parti », alors tout le monde refit demi-tour et s'élança enfin. Au bout de deux minutes, nous avions compris la nature du terrain : une bonne petite côte bien boueuse échauffa les mollets, puis ce fut une espèce de champ gorgé d'eau, puis la forêt où il fallait naviguer entre branches, ronces et boue. Cela dura quelques kilomètres quand même ! Comme j'avais eu la chance de pouvoir partir très vite quand le vrai départ fut lancé, j'étais bien placé, sans doute dans le premier tiers des concurrents. Quand il y avait de petites côtes bien glissantes et de petites descentes... bien glissantes, je profitai de mon expérience réunionnaise pour coller à mes prédécesseurs (si cela avait continué ainsi, j'aurais même tenté des dépassements, car certains ralentissaient beaucoup dans les descentes, ce qui peut se comprendre de nuit, sur sol glissant et avec des branches à écarter pour se frayer un passage...), et quand cela devenait plus plat, je courais à un rythme qui me permettait ne n'être pas distancé. Bref, j'avançais à un bon rythme, m'hydratant bien et prenant un gel quand c'était nécessaire. Puis nous sortîmes un peu de la forêt et empruntâmes une route goudronnée : comme d'habitude, des coureurs (des vrais !) me rattrapèrent et me laissèrent sur place. Je perdis ainsi une bonne quinzaine de places. Et hop, retour en forêt. À un moment donné, drôle d'expérience, je ne voyais aucune frontale, juste des catadioptres devant et derrière, balisant le chemin. C'est chouette les courses nocturnes ! Je repris un ou deux coureurs puis ce fut l'erreur de parcours. À une espèce d'intersection, je vois des gars venir de la droite, faisant des commentaires sur le chemin et le balisage et se dirigeant vers la gauche. Je jette un coup d'oeil à gauche et vois un catadioptre signalant le chemin. Je demande quand même à un des mecs si c'est bien par là, il me dit qu'il pense que oui. Nous partons vers la gauche... ce qui était le mauvais choix. Très vite, j'ai l'impression d'être déjà passé par là, ce qui est confirmé par d'autres coureurs dans le même cas. Nous avons beau pester, il vaut mieux avancer que revenir sur nos pas et prendre le risque de se perdre complètement. C'est d'autant plus pénible qu'alors que nous étions bien placés, en coureurs isolés, nous nous retrouvons dans un groupe nombreux, avec pas mal de femmes qui discutent... Je passe pour la seconde fois un grand fossé hyperglissant où les organisateurs ont mis une corde pour aider au franchissement. C'est du temps et de l'énergie perdus, mais bon, il faut bien rester motivé ! Comme j'ai la forme (cela fait une dizaine de kilomètres que nous sommes partis), je profite du premier espace libre pour dépasser un bon groupe de coureurs plus lents (normal, ils étaient loin derrière moi avant mon erreur de parcours), puis je cours à un bon rythme pour rattraper un peu mon retard, tout en espérant ne pas prendre une troisième fois ce chemin et ne pas griller trop de forces dans ce surplus de parcours. Tiens, un sentier que je ne connaissais pas : je suis sûr d'être maintenant sur la suite du parcours. Je suis vraiment en forme, alors j'accélère un peu, sans trop forcer, car je ne sais pas si je suis presque au bout, ou s'il reste dix bornes ! Enfin, j'arrive sur des chemins situés à proximité d'habitations, avec des cônes pour baliser la route : je sais que je suis sur le chemin du retour au château d'Ussé, si j'ai bien compris ce qui a été dit au briefing. J'accélère alors beaucoup, afin de ne pas laisser la frontale que je sens par-dessus mon épaule me dépasser dans les dernières centaines de mètres. Finalement, j'arrive seul, officiellement 111e sur 183, en 1 h 52' 07 '' (premier 1 h 12' 42 ''). Cependant, à cause de ma boucle supplémentaire, je dois faire des calculs compliqués pour savoir où je me serais situé sans cela. D'après les organisateurs, il y avait 13,97km. Mon gps m'indique que j'ai fait 14,6km, ce qui ferait une boucle de 600 m. Mais sur le blog d'un coureur, on trouve une distance mesurée par son gps de 13,6km, ce qui porterait ma boucle supplémentaire à 1km. Qui plus est, le logiciel Trailrunner qui me permet de visualiser tout le trajet, m'indique une boucle supplémentaire de 2km, entre les kilomètres 9,4 et 11,4, pour 18min de parcours en plus ! Tout cela a son importance sur le temps que j'aurais pu faire sans supplément : il me semble que je peux sans risque d'exagérer penser que j'aurais eu un meilleur classement d'au moins vingt places (voir classement), ce qui m'aurait permis d'être pour la première fois depuis que je cours dans les premiers 50 % des participants. À noter: l'organisation n'avait rien prévu pour les accompagnateurs, ce qui obligea ma pauvre Lina à attendre un peu dans le froid. Heureusement, le gardien du château lui ouvrit une salle où elle put se réchauffer. Les organisateurs reconnaissent cette erreur (même ceux qui devaient accueillir les arrivants ont manqué les trois premiers car ils étaient au chaud dans leur voiture), et ils m'ont assuré qu'ils corrigeraient cela l'an prochain. Quoi qu'il en soit, je suis très satisfait : la course était amusante, j'étais en forme (aucun problème de baisse de régime ou de sensation de crampe) et je suis arrivé frais comme... un coureur de course nocturne en février. Je ne peux que conseiller cette course ; j'y retournerai l'année prochaine avec grand plaisir. Stéphane974 Épilogue De retour à l'hôtel, Lina me prépara dans notre chambre une part de son excellent cake et un peu de salade. Le lendemain, un riche petit-déjeuner (l'hôtel a 55 sortes de confitures maison, et tout est frais : pain, croissant, brioche, fromage de chèvre local, jus de pomme d'artisan, etc.). À midi, un bon resto (L'Ardoise à Chinon, qui manque tout de même d'un je-ne-sais-quoi de charme et de finesse). Trail de Pécharmant: une première enrichissantepar Stéphane | 19/01/2009 | Rubrique: 2009
Lieu: Creysse; 22,4km; 1367+
J'avais placé la barre un peu haut pour une reprise : après 7 mois de quasi-inactivité (quelques footings, quelques sorties VTT, mais rien de très physique), après avoir repris au moins cinq kilos depuis mai 2008 (les dernières bonnes bouffes de la Réunion et les premières de Dordogne étant passées par là), j'avais donc décidé de débuter mon année 2009 par le Trail de Pécharmant, un trail de 22,4 km/1367+. J'étais étonné de pouvoir avoir une telle dénivelée dans le coin, mais après tout, sur 22 km, tout est possible avec de petites grimpettes répétées. Depuis plusieurs jours, je regardais la météo, qui annonçait une probabilité de pluie de 80 à 100 % pour ce dimanche 18 janvier. On devait avoir 5 °C au départ, avec un peu de vent. J'allai jusqu'à Mérignac (magasin Traid, vendeur sympa et compétent) pour acheter le matos nécessaire : un vêtement près du corps Akammak chaud et respirant dont j'avais entendu parler sur un forum de trail; un coupe-vent déperlant Lafuma avec manches amovibles et poches (pour mettre les gels, mon vêtement imperméable Raidlight n'ayant pas de poche) ; un bonnet Raidlight léger et couvrant bien (et assez discrètement) les oreilles. Normalement, on ne doit jamais tester un équipement le jour d'une course, mais là je n'avais pas vraiment le choix. Avec Lina, nous arrivâmes à 9 h 30 au château du Roc à Creysse (moins d'1/2 heure de la maison) afin de retirer mon dossard. Il faisait gris, mais il ne pleuvait pas encore. Quelques échauffements plus tard, nous étions déjà à 4 min du départ et la pluie fit son apparition. Tout le monde se réfugia sous le porche du château en attendant le coup de sifflet. À 10 h, j'entamai ma première course en métropole ! Comme je craignais d'être obligé de courir vraiment pendant 22,4 km, je décidai de partir lentement, me disant que si j'avais la forme, je pourrais toujours rattraper quelques coureurs fatigués sur la fin de course. Beaucoup de monde me passa devant et je me retrouvai assez vite en queue de peloton. Quelques minutes plus tard, une autre vague de coureurs arriva à toute vitesse : les coureurs du 10 km, lâchés 5min après nous. Je ne trouvai pas cette situation très confortable : non seulement je ne savais pas si tous ceux qui me dépassaient étaient des coureurs du 10 km (et j'avais donc peur d'être aussi en train de de me faire doubler par les derniers du 22,4 km), mais en plus comme ils allaient beaucoup plus vite et que le sentier à cet endroit était étroit, ils faisaient pression pour passer, ce qui en fit râler quelques-uns. Si je refais cette course, je suggérerai aux organisateurs de faire partir le 10 km 15min après le 22,4 km. J'avançais tranquillement, pataugeant régulièrement dans la boue (visiblement, il avait plu la veille et la pluie du jour n'arrangeait rien). Comme je le pensais, il n'y avait que de petites côtes répétées, et le parcours, très roulant, n'était pas fait pour moi (et vice versa). En effet, je ne suis pas un coureur, mais plutôt un grimpeur : il me faut de grosses côtes, que je peux gravir en marchant vite, et de fortes descentes où je peux m'amuser. Les courses de la Réunion étaient souvent sur ce modèle de grosse côte bien raide, et ça me convenait. Mais en Dordogne, c'est impossible ! Mon équipement était adapté : même si j'eus un peu chaud après le départ à cause du premier effort, et même si j'eus un peu froid pendant quelques minutes quand il y avait de la pluie et du vent, globalement j'étais à l'aise. Les ravitaillements étaient plutôt légers. À noter : l'eau était glacée, donc pas facile de boire vite plusieurs gobelets. Pour cette première course, j'avais décidé (à raison) de ne pas prendre de poche à eau, du coup j'ai perdu un peu de temps à boire... Mais bon, comme je ne jouais pas le podium, pas de souci ! Je commençais à faiblir vers le 14e kilomètre. Je me disais que si moi je faiblissais, il devait bien y en avoir d'autres, et je n'allais pas tarder à voir des coureurs marcher, ce qui allait me permettre d'être sûr de ne pas finir dernier. Pas de chance : non seulement je ne vis qu'un coureur marcher (vers le 20e kilomètre), mais en plus ceux qui étaient encore derrière moi revenaient les uns après les autres, aucun ne voulant être gentil avec moi. J'étais donc obligé de continuer de courir, même quand à partir du 19e kilomètre je commençai à avoir les jambes très lourdes. De temps en temps, je jetais un coup d'oeil sur mes poursuivants, qui se rapprochaient dangereusement. Juste avant de reprendre le marcheur au 20ekm, j'avais l'impression d'être l'antépénultième, et je pensais déjà utiliser ce joli mot comme titre pour ce récit. Dans le dernier kilomètre, je me fis reprendre par un des trois hommes à ma poursuite : ça y était, je tenais mon titre ! Vers le 22ekm, un autre gars profita de ma faible allure pour me passer, le lâche! Même si « pénultième » me plaisait aussi, je me disais que je ne devais pas craquer, parce que « dernier », ça sonnait évidemment moins bien. Alors que j'étais vraiment fatigué, avec des jambes de plus en plus raides, je franchis enfin la ligne d'arrivée en 2 h 26' 26 '' (premier arrivé en 1 h 29' 47 '', voir classement). Finalement, je suis 153e sur 167, j'avais donc encore de la marge ;-) sauf si l'on considère que je suis le dernier sénior :-(( Comme j'avais dit à Lina que je ferais la course en 3 h 15, j'eus du temps pour aller chercher mon cadeau d'arrivée (un bonnet qui peut s'ouvrir pour se mettre autour du cou et une bouteille de Bergerac rouge), pour boire d'abord froid puis un bol de soupe chaude, et pour me les geler dans ce gymnase non chauffé. Enfin, Lina arriva et je pus me changer et avoir bien chaud. Conclusion : pour une reprise, avec des kilos en trop et un manque d'entraînement, sur un type de course ne me convenant pas et dans des conditions pas évidentes de pluie, de froid et de boue, je suis, malgré mon classement, plutôt satisfait. Stéphane Petit commentaire sur la dénivelée : si je n'avais pas su qu'il y avait 1367+, je n'aurais pas pu le dire. J'aurais estimé celle-ci à 700+ sans doute. En réalité, vu qu'il n'y a que de petites bosses, avec juste deux ou trois vraies côtes courtes, on ne sent pas autant la dénivelée qu'à la Réunion. Pour comparer, en pleine forme et bien entraîné, je ne pus jamais faire l'ascension du Dimitile (à peu près 1300+) en moins d'1h33, pour une distance de 7,5 km. Au mieux, avec encore 15 km à faire derrière même sur terrain plat, j'aurais fait 22 km en 3 h, ce qui prouve que les sentiers réunionnais sont bien plus cassants, plus physiques que la course que j'ai faite hier en 2 h 26' avec peu d'entraînement. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Copyright © stephane974 - Blog créé avec ZeBlog | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||